De par la méconnaissance du grand public, il pourrait sembler de prime abord que le Pinto soit un standard totalement nouveau dans le monde équestre, ou importé des Etats-Unis. Or ce n'est pas le cas : pendant des siècles, les chevaux à robe PIE furent fort nombreux et appréciés.

Néanmoins, au cours des deux derniers siècles, pour des raisons d'uniformité des régiments militaires, les robes pie furent peu à peu éliminées.
La gestion de la reproduction fut confiée aux Haras Nationaux pour préserver la qualité de la cavalerie, arme de guerre de l'époque.
Aussi il n'en fallut pas plus pour que cette robe soit considérée par une certaine élite comme un handicap, une tare à supprimer.
Lors de la mise en place des critères de conformation des diverses races existantes dès le début du XIXeme siècle, les robes pie furent mises au ban de la sélection
malgré leur succès passé auprès des grands de ce monde.

Actuellement, nous oeuvrons auprès pour que soit reconnu officiellement le cheval pinto en France (race déjà reconnue depuis longtemps aux Etats-Unis, entre autres).

Dans la plupart des races actuelles, il y eut des chevaux de robe pie. Certaines races qui l’avaient exclu de leur standard, le remettent aujourd’hui dans les robes

admises(1)…
Mais les chevaux pie faillirent disparaître. Nous devons leur survie à des éleveurs acharnés, irréductibles amoureux du Pinto, qui envers et contre, les modes, les mises à l’écart et les lois en vigueurs ont décidé d’en continuer l’élevage.

Association Française du Cheval Pinto